Parti architectural et paysager
Le projet place au centre le végétal dans une dimension temporelle ;
Notre abri de jardin questionne notre relation au temps, à l’instar du mouvement slow food , une certaine idée de l’alimentation associant plaisir et responsabilité vis-à-vis des producteurs et de l’environnement, le projet se positionne comme une slow architecture.
Cette architecture lente s’oppose à la course folle du « tout de suite maintenant », de la pression des délais de construction des maîtres d’ouvrage.
Elle propose un processus lent et poétique, un objet architectural qui pousse librement.
L’idée est de réutiliser et d’assembler des bâches plastiques, toile de jute ou voiles usagées en créant l’enveloppe de l’abri. Aidé par la croissance du végétal, la tente se déploie en formant un volume surprenant.

Point de vue environnemental
La structure de l’abri est uniquement végétale, ABRI = JARDIN
Un espace hybride lieu d’échange entre l’homme et la nature.
L’étage créé par la puissance d’élévation du végétal, permet l’observation de la biodiversité locale et offre un perchoir pour les oiseaux du voisinage. L’abri est un lieu de convivialité : inviter ses voisins pour l’apéro ou y passer une nuit à la belle étoile…
Choisir plutôt des essences locales à croissance rapide: Bouleaux ou Frêne. Le jardinier peut aussi utiliser le bambou pour ses qualités de dépollution de l’eau (processus de phytoremédiation).

Choix des matériaux
Le projet propose la règle de 3 R Réduire, Réutiliser et Recycler,
Le jardinier doit utiliser des matériaux qu’il récupère autour de lui, en alliant simplicité et rapidité.

Concours L’ABRI À BRICOLES ! CAUE de la Sarthe
Équipe: Yvan Loizeau, Bruno Audebaud et Yann Superchi